J’avais trop peur de la mort…Dieu m’a enfin retrouvée

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Un jour, il m’amenait à une grande campagne d’évangélisation (annonce de la parole de Dieu et invitation aux personnes qui aimeraient se réconcilier avec Dieu par la prière). On était dans un grand stade de football mais cette fois-ci ce n’étais pas des joueurs de foot qu’on regardait mais un prédicateur de la parole de Dieu. C’était magnifique d’entendre tous ces chants et ces prières en commun avec au moins 5000 personnes réunies dans ce stade. Le moment de la prédication tirait à sa fin et le prédicateur demandait aux personnes qui accepteraient de faire la paix avec Dieu de pouvoir se lever de leur siège et d’aller devant sur la plateforme pour prier. J’étais émue de voir cette ambiance et j’ai été tout de même touchée par ce qui se disait. Je suis donc descendue. Mon enthousiasme était vite tombé et je n’éprouvais rien du tout.
Je suis arrivée à la maison et mon frère m’expliquait la parole de Dieu. Je n’y comprenais rien. La seule chose que j’ai retenu dans ce qu’il disait c’est que Jésus lui était apparu en vêtement blanc et il lui aurait montré la marque des clous dans ses mains. Il lui aurait dit que quelqu’un de la famille allait aussi le suivre et que mon frère était donc persuadé qu’il s’agissait de moi.

 

Je priais avec mon frère mais je n’éprouvais absolument rien. Je savais qu’il ne s’était rien passé dans mon cœur car c’était juste une émotion provoquée par cette ambiance dans le stade. Mon frère était déçu car il voyait bien que cela ne prenait pas du tout chez moi.

 

A cause du travail de mon père, nous avons déménagé en Chine lorsque j’avais 17ans. J’y suis restée 2 ans et pendant cette période, mon frère ne pouvait plus fréquenter aucune église car elle n’existait pas et commença à perdre la foi. Pour ma part, je suis venue en France toute seule pour faire mes études et c’était dans ce pays que Dieu m’attendait. La vie en solitude, loin du cocon familial était très difficile. J’avais une cousine qui m’accueillait en France mais je n’habitais pas avec elle car elle avait son mari et son fils. J’étais donc logée dans un foyer de jeunes filles tenu par des sœurs catholiques. La vie était pénible mais je m’entourais d’amies françaises pour oublier un peu le vide dans mon cœur. Je me souvenais être passée devant une église évangélique qui avait sur sa vitrine des versets de la Bible qui m’interpellaient. Je me disais, oui, il faudrait que je prenne une décision un jour de suivre Jésus. C’était comme si je disais à Dieu, ne t’inquiètes pas, on va se donner rendez-vous un jour, et je serai là.

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L’année suivante, ma cousine m’avait invitée dans un camp avec des  chrétiens d’origine malgache. Pendant toute la semaine, je voyais ces personnes rayonnantes de joie, qui étaient d’une simplicité déconcertante et respiraient un bonheur que je ne pouvais pas décrire. Je chantais et lisais la Bible avec eux et je les voyais tellement unis que je me sentais à mille lieux d’eux. Pourtant, j’avais essayé d’avoir la même joie qu’eux mais je me sentais réellement « étrangère » à ce qu’ils vivaient et je devenais de plus en plus mal à l’aise à leur contact. Je me demandais d’où venait cette joie qu’ils avaient ! J’avais envie de l’avoir mais je n’arrivais pas.

 

Lors d’une balade en forêt, une jeune femme chrétienne m’avait demandé si j’étais chrétienne. Je lui ai dit non mais que j’ai le temps de considérer la question plus tard car comme je suis jeune, j’aimerai profiter de la vie ! Elle m’a alors répondu, tu sais quand Dieu appelle quelqu’un à le suivre, la personne ne peut pas ajourner le rendez-vous. Je m’étais dit que de toute façon, nous étions arrivés à la fin de ce séjour d’une semaine, et j’avais hâte de m’en aller de là pour considérer cette question qui me mettait de plus en plus mal à l’aise.

 

Le soir venu, nous avions fini le repas et c’était la veille de notre départ. Une personne avait suggéré que l’on racontait chacun son témoignage, à savoir, comment chacun avait fait la connaissance de Jésus personnellement. Lorsque j’avais entendu cela, c’était comme si quelqu’un me susurrait à l’oreille : C’est ton heure ! Un vrai combat se livrait dans mon for intérieur. Une voix disait c’est ici le moment ou jamais de suivre ce Jésus. Et l’autre voix disait, non, tu as encore le temps de t’amuser, laisse cette question plus tard, profite de la vie, tu es jeune !

 

J’avais entendu tous les témoignages des trente personnes présentes. Elles avaient toutes un point commun, elles connaissaient Jésus personnellement. Lorsque le dernier tour arriva, ce fut à moi de m’exprimer. Je leur avais dit que j’étais différente d’eux tous car moi, je ne connaissais pas du tout Jésus. J’aurais bien voulu qu’ils m’aident à le faire !

 

Je ne savais pas du tout comment prier, impossible de placer un seul mot car il y avait une grande bataille à l’intérieur de moi. Finalement, le pasteur présent m’a demandé de répéter après lui une prière : « Seigneur Jésus, je te demande pardon pour mes péchés car je sais maintenant que j’ai péché contre toi. Je me suis éloignée de toi durant toutes ces années et maintenant je veux te suivre et je t’accepte et te reçois dans mon cœur en tant que Sauveur et Seigneur de ma vie ». Après cette prière, j’avais ressenti un grand fardeau qui était tombé et à la place, une paix extraordinaire qui inondait mon cœur. Je savais que j’avais reçu le Saint-Esprit de Dieu. Mes angoisses de la mort commençaient à se dissiper petit à petit.

 

Dans le voyage de retour avec une amie chrétienne, une joie et une paix m’habitaient. Lorsque je fermais les yeux, j’entendais au loin dans mes oreilles, comme un écho dans une radio, une chorale d’anges qui chantaient un cantique. Cela me procurait une joie indescriptible ! Plus tard, j’avais en fait compris que c’était la confirmation de ce qui est déjà écrit dans la Bible : « Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance » (Luc 15 : 7). Dans ce passage, il est question d’un berger qui était à la recherche d’une seule brebis et a laissé les 99 autres se débrouiller seules. J’étais comme cette brebis perdue que le berger Jésus cherchait depuis plusieurs années et qu’il a enfin retrouvée !

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                                                                                                                                                                Sylvia IBRAHIM