Tout le monde a soif d’amour…mais lequel ?

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L’amour est un concept qui a fait couler beaucoup d’encres. En tant qu’être humain, on a tous soif d’être aimé, d’être accepté alors même que l’on pointe le bout du nez en venant naître dans ce monde ! La psychologie nous enseigne qu’un enfant qui n’a pas été aimé développe des attitudes de violence car il est en carence affective ou bien qu’il ne se développe pas normalement lorsqu’il a été privé de façon permanente d’une attention humaine !

 

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C’est en lisant l’histoire d’un pharisien religieux et d’une femme prostituée dans l’évangile de Luc (Luc 7 : 36-50) que je me rende compte du besoin de l’être humain de l’amour. Il ne s’agit pas d’un amour physique mais d’une forme d’affection qui régit les relations humaines.

 

« Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien et se mit à table. Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum, et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les embrassa et les oignit de parfum. Le pharisien, qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même : si cet homme était prophète, il saurait qui et de quel espèce est la femme qui le touche, il saurait que c’est une pécheresse. Jésus prit la parole et lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire_Maître parle, répondit-il. _ Un créancier avait deux débiteurs : l’un devait cinq cent deniers, et l’autre cinquante. Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ? Simon répondit : Celui je pense, auquel il le plus remis. Jésus lui dit : Tu as bien jugé. Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as point versé d’huile sur ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds. C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés ; car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu, aime peu. Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés. Ceux qui étaient à table avec lui se mirent á dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés ? Mais Jésus dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va en paix » (Luc 7 : 36-50).

 

L’histoire rapporte une rencontre inattendue entre deux personnes radicalement opposées de par leur milieu social. Elles sont à l’antipode l’une de l’autre sur le plan éthique et religieux. Elles ont pourtant un seul dénominateur commun : leur terrible soif de l’amour absolu !
Ces deux personnages parlent à Jésus et expriment leur adoration chacun à sa manière. Le premier est Simon le pharisien, religieux, très influent et considéré, étant de la classe des gardiens du temple et de la torah ; et la deuxième, une prostituée dont le rang est au plus bas de l’échelle sociale. C’est une femme pécheresse sans pratique ni observance religieuse.

 

Leur réaction simultanée face à Jésus révèle un contraste énorme dans l’attitude et la disposition de cœur. Le pharisien, maître de la maison, reçoit Jésus à sa table, sans laisser transparaître aucun sentiment cordial. Tout en connaissant intellectuellement et parfaitement le premier commandement « tu aimeras l’Eternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée », sans le pratiquer, son cœur est devenu dur !
En effet, c’est un homme de loi qui désire avoir un entretien strictement religieux avec Jésus. Ainsi, son accueil se remarque par sa froideur : pas de baisers, pas d’onction d’huile sur la tête ni de lavage de pieds réservés aux invités de marque.
Le contraste est à son comble lorsque la prostituée dont le cœur est brisé, se jette aux pieds de Jésus, n’étant pas digne de se placer à son niveau. Elle lava les pieds de Jésus avec ses larmes puis les essuya de ses cheveux, les embrassa et les oignit avec un parfum de luxe.

 

Pourtant, n’étant pas invitée dans cette maison, elle ne faisait nullement partie des convives. Elle avait déjà essuyé plusieurs humiliations pour forcer l’entrée de la maison du pharisien, puis ensuite, frayer un chemin pour atteindre la salle à manger et enfin oser toucher les pieds de Jésus ! Ce faisant, elle bravait l’interdit de toucher un homme et de le rendre impur selon la loi. La situation est choquante et scandalise le pharisien qui ne comprend pas que Jésus, non seulement se laisse toucher par une femme, mais encore plus une prostituée ! Il se demande alors si celui-ci est vraiment un prophète !
Que va donc dire Jésus ?

 

Tout d’abord, il dévoile à Simon qui il est réellement, en citant l’exemple du créancier et de ses deux débiteurs. Ce faisant, il fait allusion à lui étant lui-même le créancier et au pharisien et à la femme prostituée comme étant les débiteurs. Ces derniers étant dans l’incapacité de rembourser leurs dettes, le créancier a décidé de les effacer. Et Jésus de conclure que la reconnaissance viendra plus de la part de celui à qui on a remis le plus de dettes. Puis, il s’adresse à la femme prostituée et lui déclara que ses péchés sont pardonnés, manifestant ainsi pleinement l’autorité divine.
Jésus leur dévoile sa propre identité ; car qui est le créancier de tous les hommes ? Et qui est celui qui n’est débiteur de personnes ? N’est-ce pas Celui qui est à l’origine de toutes choses ? N’est-ce pas Celui qui a tout créé par sa parole ?

 

Qui peut remettre les dettes de tous les hommes et effacer les offenses et les péchés si ce n’est Dieu lui-même ?
Seul Jésus peut parler d’amour car « Il a prouvé son amour envers nous en ce que lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous » (Romains 5 : 8).
Tout le monde a besoin d’amour et c’est vrai que c’est vital et nécessaire. Les gens amoureux ne vous diront pas le contraire. Dans ce récit que nous venons de voir, il y a une quête de l’amour absolu entre les deux personnages. Ils ont essayé de le trouver dans l’être humain, comme cette femme prostituée surtout qui change d’hommes la plupart du temps. C’était son métier certes, mais au fond d’elle, elle n’a jamais trouvé l’amour absolu que tout un chacun de nous a besoin.

 

Malheureusement, les gens les plus amoureux de leurs partenaires seront toujours tôt ou tard déçus et vice versa. L’être humain nous décevra toujours un jour même l’être que nous considérons le plus cher à nos yeux. Pourquoi ? Parce que cette personne ne pourra jamais combler le vide de notre cœur et ce vide s’appelle l’amour absolu et seul Dieu peut le combler !

photo d'amoureux en mer

Vous êtes peut-être convaincue d’être une personne qui a fait beaucoup de mauvaises choses et que vous vous dites : Dieu ne pourra jamais me pardonner avec tout ce que j’ai fait.
Voyez-vous cette femme prostituée. Jésus lui a pardonné tous ses péchés car en effet, elle s’en est rendu compte et ses abondantes larmes étaient la preuve qu’elle s’était repentie et qu’elle avait besoin d’être pardonné par Jésus. Elle est repartie soulagée et ne va plus recommencer à tomber dans le même travers. Elle a reçu de la part de Jésus l’amour absolu !
Peut-être que vous vous dites, moi je ne suis pas une personne qui a tant péché comme cette femme. Peut-être vous êtes dans la catégorie des personnes qui sont comme Simon le pharisien. Quelqu’un de religieux et qui se dit : je n’ai pas besoin de repentance comme cette prostituée ! Votre moralisme et votre religiosité, pardonnez-moi, vous mettent au même plan que cette femme. Pourquoi ? Parce que Jésus est venu pour sauver non seulement les prostituées mais aussi les religieux de son époque ! Aujourd’hui, Il continue de le faire ! La Bible dit : « C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2 : 8-9).

 

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Ce n’est pas par nos œuvres méritoires ou par des bonnes actions, combien même par un moralisme que nous somme sauvés mais par la grâce de Dieu et par la foi. La grâce, c’est la faveur imméritée, cela c’est la part de Dieu et la part de l’homme, c’est la foi.
Je vous invite à découvrir l’amour de Jésus en lisant la Bible et surtout les Evangiles pour comprendre ce qu’Il attend de vous !
                                                                                                        Amin IBRAHIM